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ENTRE SOI ET L'INFINI
Rencontre-Entretien entre Diane SAUNIER et François SCHLESSER (au téléphone !)
Le 17 mai 2008

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LE GÉNÉRATEUR ALÉATOIRE DE CONSCIENCE

 C’est en finalisant l’écriture du premier entretien Entre soi et l’infini, que nous avons, François et moi, sans aucune préméditation, prolongé le dialogue commencé au Musée de l’Imaginaire.
Comme si un dialogue avec François relevait d’un générateur aléatoire de conscience, d’un processus analogique à celui de son ordinateur qui génère aléatoirement les détails de ses toiles repris en bannières sur son site.
Tout comme ces zooms font se promener l’internaute que vous êtes dans des configurations si nombreuses que l’on peut croire y perdre son chemin, nos dialogues empruntent des sentiers de résonances, d’associations, à première écoute loin de toute organisation.

 Pourtant, ces sondes de mots envoyées dans les champs d’énergie aussi invisibles qu’omniprésents, loin de paraître gratuits et incohérents, nous ont semblé, à la relecture, une trame vivante d’inspirations, de contemplations, d’intuitions, de réflexions, s’assemblant librement.
Comme si l’intention de notre dialogue existait et que nous l’ayons simplement oubliée.
Comme si l’univers jouait au travers de nous à déployer des jeux d’hypothèses, des lignes de force ou de douceur, des arrêts sur image et des arrêts sur lois et principes universels.
Avec parfois la sensation étrange d’une grande oreille de l’univers, à l’écoute, facétieuse et bienveillante. Et cette autre perception d’un éther de conscience, aussi impalpable que présent, nous enveloppant.

 Dans ces petites pièces du moment présent que sont ces dialogues, j’ai choisi d’extraire des instants de pure intensité, des phrases qui se posaient magiquement, comme si les impulsions de l’univers prenaient forme dans les mots parmi de nombreux possibles.
Nous pourrions continuer et peut être le ferons nous sur d’autres thèmes.

 De la même façon que les ordinateurs génèrent des images sans fin, la mise en dialogue génère de la conscience sans fin. 
Comme si nous nous étions promenés le temps de quelques phrases dans l’un des infinis paysages de conscience de la matrice universelle dont nous sommes les enfants explorateurs, bâtissant des hypothèses de mondes, assemblant des champs de force, rêvant d’un monde dont l’organisation serait pure beauté, pure harmonie, pure conscience…

 Qu’en avons-nous ramené ? 
La conviction d’une profondeur partout présente dans laquelle nous baignons tous.
Celle d’une structure sous-jacente par laquelle, même égarés comme en un labyrinthe, nous ne sommes jamais perdus.
Celle d’une liberté inouïe, car nous sommes celui qui lance le dé et nous sommes le dé. Et nous sommes celui qui fera parler le dé et posera l’acte en conséquence : une parole, un geste, une pensée, une décision.
Rêveurs ? Utopistes ? Inconscients ? Pour nous, moins qu’il n’y parait ! Quant à vous, qu’en dites vous ?

Diane Saunier
Conceptrice Coordinatrice de projet

 


 

Être sa propre expérience

 François : La pensée ne suffit pas, il faut l’exprimer par la parole et l’acte. Sans ces 3 conditions, il manque quelque chose, l’expérience n’est pas complète et la connaissance qui en émane ne peut prétendre à être une quintessence universelle.
Lorsque pensée, parole et acte sont réunis dans le processus de création et dans une sincérité intérieure, il y a alchimie, transcendance, voie d’accès à la supra-conscience.

 Diane : Bien parler, bien penser ne suffisent pas et expliquent la faillite des intellectuels. La plupart d’entre eux s’est contenté – et se satisfait toujours- de penser et parler dans la théorie, au détriment de l’expérience, de la cohérence profonde avec leur être. Ils se laissent happer par la brillance et la séduction du mental, mais ils ne sont pas dans l’expérience du corps, ni dans le ressenti cellulaire, ils esquivent la cohérence entre leurs paroles et leur vie, ils ne sont pas dans la perception de la vie et n’ont pour toute réalité que celle des constructions mentales.
Les effondrements de toutes les idéologies, l’impasse de la société alors que les intellectuels semblaient avoir toutes les solutions, sont la démonstration que personne ne peut faire l’économie de l’expérience, dans la sincérité et l’intégrité intérieure.

 François : La parole qui propage des vibrations est une autre façon de créer, pas anodine. Elle vient aider à la cristallisation, à la manifestation des synchronicités, elle est vibratoire. Il est important qu’elle soit en relation directe avec la pensée, qu’il n’y ait pas de couches de mensonges. 
Les intellectuels ont perdu le lien, sont dans l’expérimentation du pouvoir, dans la tentative de domination sur autrui, comme nous l’avons tous expérimenté. Ce sont des comportements que l’on retrouve dans la politique, la religion et même la science avec ses lourdeurs et sa volonté de domination.
La pureté de recherche demande à percevoir le vrai besoin de toute une communauté, pour que l’expérience serve et inspire le collectif.
Il faut être sa propre expérience. Dans l’art, le grand art est de réaliser que l’on est la sculpture, la peinture, le danseur, le musicien tout en même temps … Et que l’on est soi même dans une pièce de théâtre qui s’appelle la réalité, qui est réelle au point que, d’un télescope ou d’un microscope, on voit toujours quelque chose qui existe.
Si, en plus de ces dimensions, on développe des dons extrasensoriels, c’est encore mieux car on en voit encore plus !
Toutes ces réalités sont une seule réalité multidimensionnelle : la conscience nous amène à nous apercevoir que nous sommes immergés dans l’Art, un art absolument incroyable, sublime. On ne peut utiliser l’intellect pour naviguer dans cette œuvre, mais l’expérimentation complète.

 

 
Vers les technologies intérieures

 François : On a beau essayer d’inventer des technologies pour pallier nos incapacités, dues à notre perte de liens avec des pouvoirs infinis, ces technologies ne pourront être que limitées, des béquilles.

 Diane : Elles nous ramèneront un jour au fait que, si l’on peut créer la magie en communiquant en tout lieu du monde et en tout instant, cette capacité projetée à l’extérieur se trouve en potentialités à l’intérieur.
Par un mouvement de balancier, aller à fond dans l’obsession et le syndrome technologique nous ramènera aux technologies intérieures, ces potentiels endormis en attente d’être réactivés.

 François : ce que vous dites fait partie de ma recherche. A partir de ma compréhension, de ma passion et de ma vision du fonctionnement de différentes sciences, j’ai compris que nous pouvons nous passer de toute technologie, pour retrouver une technologie intérieure, l’état nature, qui lui détient tout, permet tout. 
Dans cette double compréhension scientifique et artistique, il devient plus facile de toucher ceux qui ne sont que dans la science et le tout technologique, en établissant des ponts, en parlant des analogies entre une technologie quelconque extérieure et un fonctionnement intérieur. Tout ce qui est créé dans les technologies extérieures ne peut être que la réplique, le modèle du fonctionnement intérieur de l’homme, d’une étoile, des différents règnes, de tout ce qui est.
Dans les équations de physique quantique, on retrouve des paroles saintes. Par effet de synchronicité, il y a toujours cette analogie qui fait qu’on peut lire toute manifestation équilibrée à n’importe quel niveau de conscience en y trouvant une signification.

 Diane : votre atout est d’avoir longuement exploré les technologies informatiques et d’avoir fait ce passage, de pouvoir apporter la démonstration de ces analogies.
Ceux qui se perdent et se complaisent uniquement dans le monde technologique, procèdent comme les intellectuels : ce sont des mondes du mental ou la créativité est illimitée car nous sommes des créateurs illimités. Ces créations peuvent aller à l’infini, mais n’auront jamais les vraies solutions car il leur manque la conscience et le cœur qui, ensemble, permettront que ces technologies soient réellement efficaces, respectueuses, en terme d’écologie cosmique.
Vous pouvez montrer les analogies entre les techno actuelles et les technologies intérieures, en soulignant que la différence est d’être relié par le cœur car alors nous sommes reliés à tout.
Il est vraisemblable que ce processus de création, n’est lui aussi qu’une réplique du processus de création des univers et des mondes.

 François : L’idéal est d’arriver à zéro technologie extérieure, vraiment zéro, et de ne pas être en manque, d’être totalement rempli de l’intérieur, et de pallier à tout ce que n’importe quelle techno dans l’univers pourrait nous amener.
C’est possible grâce à un ADN bien reconnecté.

 Diane : en attendant, d’autres technologies associant écologie cosmique et conscience vont être nécessaires pour la transition des décennies et siècles à venir.
Des technologies centrées par le cœur et la conscience qui participent au processus d’évolution. Mais il est vrai que dans la toute puissance de chaque être, point n’est besoin de technologies, si l’on imagine le corps de lumière christique ou bouddhique, tout est contenu !

 François : La technologie telle qu’on la connaît sur terre n’a plus aucun sens par rapport à une puissance comme celle-ci. De même, l’accès à l’akasha permet de voir dans le futur, dans le passé, dans le présent, à n’importe quel endroit de l’espace temps : tout devient possible.
Les technologies sont des palliatifs pour agrémenter nos vies limitées qui ont perdu cette perception des capacités infinies. C’est leur principale justification dans le niveau de conscience collectif.
Le paradoxe de l’ordinateur et de son fonctionnement me passionne avec l’utilisation du cristal, des électrons, du fonctionnement électronique de la matière pour véhiculer des infos. Il peut être un très bon outil pour communiquer, mais en avons-nous vraiment besoin !

 Diane : la technologie peut être utilisée comme réseau de dépendance et d’addictologie, mais la toile permet aussi un saut de conscience collectif en redistribuant les rôles et en court-circuitant les pouvoirs en place. Les contacts par affinité, par résonance, sont aussi amplifiés. 
Nous retrouvons la dualité d’un accélérateur de conscience associé aux pièges du virtuel, le point d’équilibre étant dans le libre arbitre et le discernement de chacun.

 François : La production mondiale créative de l’homme se modèle à chaque instant, de présent en présent, en fonction de l’état de conscience de chacun, du degré de croyance et d’adhésion aux systèmes, c’est ainsi que les créations extérieures évoluent. Si elle peut servir à prendre conscience de soi et à comprendre que l’on n’a besoin de rien d’autre que ce que l’on est ! L’idéal est de n’adhérer à aucun système, à aucune technologie, à rien ! Utiliser une technologie n’oblige pas à en être accro !

 Diane : nous avons à aller au delà des systèmes pour entrer dans les états intérieurs de la conscience et du cœur.

 


 

Le discernement dans le subtil

 François : Les mondes subtils exigent une grande vigilance, il est important de toujours valider la provenance des informations. Il existe des mondes à l’infini, il y a des manifestations foisonnantes de mondes supérieurs, inférieurs, il faut arriver à un état de lucidité, avoir pris beaucoup de recul dans la vie pour arriver à faire un discernement dans le subtil.
Le discernement dans la matière est probablement plus facile à exercer que dans le subtil : le subtil est invisible, et même s’il commence à devenir visible à partir d’un éveil de conscience, il pose de nombreux problèmes de perception et est bien plus difficile. On est sujet à se faire avoir !

 


 

Dialogue autour d’un scénario impensable et d’un papillon

Le scénario impensable

 François : Imaginons un scénario impensable, l’éradication, en une nuit, de tout système technologique. Tous les terriens se retrouveraient le lendemain avec rien sinon soi-même et les règnes minéral, végétal, animal.
Au-delà d’une inévitable panique, je suis persuadé que l’état des synchronicités globales commuterait immédiatement en un autre paradigme, un nouvel entendement de la réalité, le plus grand nombre retrouvant intuition, inspiration, connexion avec l’éthérique et les dimensions subtiles.
C’est dans l’état d’urgence que nous sollicitons les ressources intérieures. Soudain libérés de toute attache matérielle, la disponibilité pour une prise en charge intérieure serait totale.
C’est un scénario radical qui signifierait que le collectif se serait enfoncé dans l’obscurité, mais s’il advenait, il n’est pas sûr que son dénouement soit si dramatique !

 


 

De l’hypnose de la matière au point de soi et d’infini

 Diane : le tsunami de Noêl 2005 a suscité un raz de marée de générosité et d’ouverture du cœur, qui a déjoué tous les pronostics par un débordement de dons. Cette vague émotionnelle d’une amplitude phénoménale s’est faite l’écho du phénomène naturel. On peut imaginer que dans une telle situation, un nouvel état prenne le relais. Tous les attachements matériels qui obscurcissent la conscience au quotidien nous accrochent à des apparences de réalité devenues totalement envahissantes, sans espace pour regarder ailleurs. D’un seul coup, une vacuité totale pour autre chose permettrait de recontacter… son être.

 François : soi et tout ce qui reste, c'est-à-dire l’infini !

 Diane : Entre soi et l’infini, c’est tout cela qui resterait !

 François : c’est en passant par de telles expérimentations que l’on peut comprendre le fonctionnement de la réalité. 
Les expériences que j’ai vécues m’ont montré que la matière est hypnotique, accapare le mental et l’énergétique. Mais On peut pousser ce processus jusqu’à la gravitation : la loi de l’attraction est régie par des équations dont je suis sûr qu’elles se retrouvent dans la conscience. Je me suis intéressé aux effondrements d’étoile qui se transforment en pulsar, trou noir, étoile à neutrons. Mes intuitions me poussent fortement à comprendre que ce principe est régi par des équations qui s’appliquent également au processus de la violence humaine. Comme si des équations universelles régissaient le fonctionnement de l’univers, de l’étoile à l’homme.
La gravitation est une force qui hypnotise à l’infini la matière et nous y sommes soumis ainsi qu’à d’autres forces, nous sommes sous l’hypnose d’un monde que nous avons pris pour La réalité. On ne croit qu’à ce que l’on voit et le subtil est occulté, car invisible.

 Diane : l’antidote à l’hypnose de la matière est le libre arbitre individuel de faire d’autres choix. Choisir de se détacher de ses attachements à la matière permet d’accéder au point zéro, le point de coexistence de toutes les forces et réalités. 
C’est le point de soi et le point d’infini ou l’on est libre.
De nombreux ouvrages convergent sur 2012 et la révolution intérieure annoncée. Selon les chercheurs, dont Greg Bradden, les changements d’axe et de champ magnétique de la terre amèneraient à vivre en 2012  quelques jours dans un état de coexistence des polarités. Dans ce point zéro, en l’absence d’influence des forces en jeu – dont la gravitation- chacun aurait la potentialité de réintégrer son essence. Cet état de coexistence correspond peut être à une autre équation universelle ?

 François : en supposant qu’un tel état d’équilibre soit possible et advienne en 2012, pourquoi ne serait il pas possible instantanément, ici et maintenant, selon l’état de conscience auquel on accéde ? Pourquoi attendre 2012 ? Pourquoi attendre que des forces extérieures colossales, des conjonctions astronomiques, nous poussent pour avancer puisque nous portons ce potentiel en nous ? 
La rationalité a besoin d’une échéance. 2012, d’un point de vue cosmique, marque la fin d’un cycle cosmique de rotation de la terre. Mais j’ai la sensation que nous n’avons pas à connaître cela pour faire ce que le Christ nous a dit être en notre pouvoir !
Dans certaines de mes expériences, j’ai communiqué très profondément avec le règne animal en l’appelant.
Quelques uns de ses représentants sont venus me voir, des papillons se sont posés sur ma main. J’ai alors compris que l’état de conscience crée tout.
Selon l’état intérieur, selon l’ouverture du cœur, tout est révisable, rien n’est vrai et tout est vrai. Même une vérité qui nous hypnotise et que l’on croit indestructible peut se désagréger d’un moment à l’autre.
Ce dont je vous parle est passé par mon expérience, je l’ai vécu, j’ai LE DROIT d’en parler, cette réalité est passée par mes pensées, paroles et actes et l’expérience est totale.
Autodidacte dans les sciences comme dans la peinture, j’ai avancé et avance par expérimentation et acquisition de connaissances dans tout domaine. Les expériences psychiques très puissantes que j’ai vécues me permettent de comprendre scientifiquement les processus et de rester ancré. Les rapports de matière sont des rapports d’énergie, des interactions entre les particules élémentaires de l’univers et les dimensions subtiles. Il n’est pas nécessaire de partir loin, nous savons ou saurons toujours le faire. Le défi passionnant est de parvenir à transmuter la matière de la planète, d’être un outil de diffusion d’une énergie nouvelle. C’est ainsi que l’on change les choses, non en les fuyant mais en faisant face à ce qui se passe, en étant le plus éveillé possible.

 Diane : il suffit qu’une personne fasse une expérience pour que celle-ci soit accessible au collectif. Pourtant, nous ne cessons de répéter des expériences de souffrances, des conflits, des violences, des peurs sans les intégrer. Une expérience une fois faite devrait permettre de passer à un autre état lorsqu’elle est intégrée. Pourquoi n’y parvenons-nous pas ? 

 François : On ne peut pas intégrer une expérience qui n’est pas complète, on intègre uniquement ce qu’on en a perçu. Ce que nous croyons être totalité n’est que partialité. Comme la vie est beaucoup plus profonde, elle nous demande de recommencer !
La difficulté n’est pas dans l’expérience mais dans l’incompréhension qu’elle n’est que partielle ! Lorsqu’on a compris cela, il y a un espoir de ne plus la réitérer. Alors qu’on croyait bien s’y prendre, on découvre qu’on s’y prenait mal, notamment en occultant toutes les dimensions du subtil.

 Diane : L’expérience devient plus complète à mesure que l’on développe les outils du subtil.

 

 


 

La force d’inertie

 François : le problème est l’inertie : nous sommes nombreux, et la moyenne du niveau de conscience de l’humanité reste basse. Le visible est une force d’inertie dans ce monde.

 Diane : si l’inertie est une force de résistance car d’ignorance, quelle serait la solution collective et individuelle ?

 François : C’est difficile à réaliser car lié à la conscience de chacun : les outils sont là, mais les humains n’émettent pas l’intention de les utiliser. L’unique problème est l’individu.
Celui qui, dans son entendement refuse d’admettre une réalité supérieure à sa perception, ne pourra jamais aller vers ces outils. Il faudrait que soudain, cette réalité différente devienne éventuellement possible ! Dès que l’on commence à envisager des changements intérieurs, les verrous sautent et on commence à percevoir les choses, et par effet de synchronicité, la vie nous présente des situations en relation avec nos pensées nouvelles.

 Diane : l’autre difficulté est que souvent, la force d’inertie individuelle est amplifiée, cristallisée et ancrée par le collectif. La plupart des individus qui ne veulent pas entrer dans une compréhension plus large se défaussent sur le collectif en disant : c’est la société qui est comme ça, ce sont les systèmes, les structures en place, on ne pourra jamais les changer !
Alors que structures et systèmes sont le reflet de chacun de nous qui les a suscités, ils sont notre cocréation collective.
En reportant la responsabilité de l’inertie sur l’extérieur, elle est amplifiée car elle devient une façon supplémentaire de se ligoter et de s’empêcher de bouger. Le collectif est un alibi et un enfermement très lourd pour toutes les structures de non vie qui ont été mises en place. La non vie est la peur… La force d’inertie de chaque individu est la peur de l’inconnu, de se rencontrer, de sauter dans le vide et surtout de se changer.

 François : le 1er ennemi de l’homme est la peur. A partir de là, les intentions qu’il émet sont relatives à ses peurs. Ces intentions qu’il génère dans l’invisible sont des télécommandes qui font réagir la réalité au niveau de la matière. Chacun ayant un pouvoir créateur infini, tout fonctionne en permanence… mais dans la pire des altérations. C’est là qu’est le problème : on est dans Matrix !
Si 5 milliards d’individus ont une croyance bien définie dans un domaine, le plus souvent orientée par les media, ils vont émettre des intentions secrètes qui sont autant d’ordres électromagnétiques, psychiques, envoyés à l’univers. Et celui ci va leur présenter une réalité assemblée selon ce qu’ils sont et croient. C’est un effet miroir collectivement très puissant.
Comment un individu peut-il évoluer avec une conscience très différente dans un champ de conscience aussi lourd ?
Et comment celui qui prend conscience de lui-même peut-il le communiquer aux autres par delà l’énorme chape de plomb ?

 

 


 

Seule l’expérience

 Diane : on ne peut que partager le témoignage de sa propre expérience !

 François : le témoignage et sa façon d’être peuvent donner envie aux autres de trouver la profondeur. Mais aucune connaissance n’est communicable, je ne peux vous donner ce que j’ai vécu et vous n’en feriez rien si je parvenais à vous le donner !

 Diane : mais vous pouvez juste activer une aspiration à l’expérimenter moi-même : votre papillon venant se poser sur la main, j’en rêve !

 François : j’en rêvais, ils sont venus et ça a marché. Dans cette expérimentation, j’ai saisi l’essentiel : nous sommes complètement reliés à tous les règnes du vivant sur terre et dans l’univers et les étoiles.
On peut comprendre de belles choses, savourer de belles histoires, y prendre plaisir, mais le vivre soi même n’a rien à voir : la différence réside dans un état de foi inébranlable ou l’on se dit : ce à quoi je croyais croire, c’est donc bien vrai !
L’expérience du papillon, vous en avez envie, mais vous n’en avez pas l’expérience !
C’est pourquoi l’inertie collective est si lourde et la conscience humaine globale s’élève si difficilement : il faut attendre que chacun arrive à une expérimentation de sa propre vie !
Ce ne sont pas des temporalités à échelle humaine. On compte en minutes, secondes, heures, peut être faudrait-il compter en big bang !
Alors raisonnons en termes d’infini ! J’ai une confiance absolue en l’univers et sa magnifique complexité et en la nature, bien plus qu’en le mental de mes semblables !

 

 


 

La pirouette d’infini

 Diane : le fonctionnent du mental prendra fin, il est limité dans le temps, c’est un verrou transitoire avant que d’accéder à l’infinitude d’harmonie et de beauté qu’est la vie.
Alors que faire aujourd’hui sinon une pirouette d’infini et en donner envie ! Partager des expériences comme celle du papillon, mettre en cohérence nos vies, nos pensées, nos paroles, nos actes dans cette unité et justesse. C’est peut être la principale contribution pour échapper à l’inertie ?

 François : notre contribution est dans le bonheur de vivre toute chose dans un acte créatif, dans un chemin de cœur. Après le reste s’assemble, les interactions se posent, les connexions et les rencontres se font. On peut rester à l’état poétique, il suffit d’avoir un état de bonheur intérieur qui fait qu’on acquiert une intégrité, une expérimentation de la vie. C’est ainsi que je vis en dépit des difficultés que j’ai pu avoir.

 Diane : alors que la lecture de la plupart d’entre nous sur leurs problèmes est catastrophique !

 François : elle est d’abord égoïste donc catastrophique ! Elle devient dramatique car elle n’est qu’une perception retournée sur soi, non dans la profondeur mais dans la superficialité, et uniquement mentale. 
Il existe aujourd’hui quantité d’êtres qui ont tout perdu : ce drame les a arrachés à l’attraction gravitationnelle de la matière et ils ont pu se recentrer. Ces secousses sont alors bénéfiques même si elles ne sont pas à souhaiter !
Le principal problème de l’humain est le mental, car tout le reste est complètement au point et fonctionne parfaitement !

 Diane : c’est un beau message

 François : oui et tout le monde est concerné et peut le comprendre, tout le monde l’a vécu et le vit.

 

Rencontre-Entretien avec Diane SAUNIER le 17 mai 2008

Diane SAUNIER - Ecrivain, Coach, Chargée de cours
LE TALENT DE SOI : Portraits de créateurs, Points de vie Coaching

 

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lundi, 11 décembre, 2017 - 14:23